<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052</id><updated>2011-07-30T18:19:38.598-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL et autre Nouvelles</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>11</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-760281039029044457</id><published>2009-11-26T13:29:00.000-08:00</published><updated>2009-11-26T13:30:11.424-08:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#10</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Après le travail, Shampoo le patron postiche s’était éclipsé sur les coups de sept heures du soir. Jenny était allé dans la remise sur la pointe des pieds pour respirer un peu de poudre d'ange. Un magasin ! Un magasin, elle se souvenait d’un magasin, c’était magnifique, elle se rappelait enfin de quelque chose de sa vie d’avant, trop cool ! Un petit rire s’échappa de sa gorge, elle fut surprise. Un frisson lui traversa la colonne, quel était donc ce hoquet ? Cette contraction, là, elle dessina le chemin de sa main, partant du thorax et remontant jusqu’à sa bouche. Non seulement elle se souvenait d’une chose personnelle qui l’avait marquée dans sa chair mais en plus la poudre magique lui avait rendu le rire. L’expérience devait être renouvelée, c’était trop top !  Elle prit une bonne respiration, le nez enfoui dans le baril à trois centimètre sous la surface, Ouaou !… Ouaou ? ! Elle venait de prononcer une syllabe et demie, une onomatopée surgie de nulle-part, fabuleux ! Cette poudre était fabuleuse, mais tous ces efforts ou peut être la poudre lui faisait horriblement mal à la tête, une image égratigna son cerveau. C’était dans une rue, en ville, un magasin, des robes de mariée, elle s’allongea un moment sur le sol, ses tempes vibraient sous l’effet de la pression sanguine. La migraine passée, elle descendit faire un tour chez les filles, le parfum de la poudre lui collait agréablement aux cloisons nasales. Les épileuses profitaient du calme de la fermeture pour s'occuper d'elles. Les corps nus étendus sur les tables de travail s'enveloppaient de la fumée piquante qui sortait de leurs cigarettes. Comme les soupes aux vapeurs nauséabondes, aux relents de vieux légumes qui massèrent trop longtemps sur le petit feu de la gazinière d'une cuisine surchauffée. Le potage musical Motrex tournaient en boucle toute la journée. Afin d'échapper à cet écœurement  auditif, les employées se mettait des bouchons de cire dans les oreilles. Mais ce soir, la musique de la Motrex avait été bâillonnée, les bouchons de cire débouchés, une des nouvelles de l'est avait sorti son accordéon et jouait une rengaine désaccordée. Les autres s'était mise à danser. Gudrun et Klaus devaient être bien loin pour ne pas entendre le raffut des demoiselles. Une bouteille d'alcool fort tournait de lèvres en lèvres. Jenny avait pris part à la fête improvisée. Finalement, après que l'alcool ait fait tourner les têtes, tourner les lèvres, ouvert le robinet bleu des rires, rouge des larmes, toutes les filles s'étaient regroupées autour de la plus jeune, une petite nouvelle de l'est qui pleurait, elle s'était vomie dessus et ne tenait plus debout. Elle s'était mise à insulter Gudrun, Klaus et les autres dans sa langue natale. Elle disait qu'il n'y avait que Shampoo le pauvre qui se faisait avoir comme elles. Les filles essayaient de la faire taire, mais la petite se débattaient encore pas mal. Jenny, un peu ivre elle aussi, n'y réfléchit pas à trois fois, elle disparut un moment à l'étage puis réapparut à nouveau, usant de toute sa réserve d'équilibre pour ne pas tomber, elle semblait tenir un petit animal entre ses mains, les filles s'était tues. Elles la regardaient, leurs grands yeux mouillants, ouverts comme des tournesols en plein soleil. La petite nouvelle de l'est ne pleurait plus, subjuguée par ce qu'elle allait découvrir entre les mains de Jennyfer. Jennyfer entra dans le cercle des filles et s'approcha de la petite assise sur le sol. Au même instant, Klaus et Gudrun surgirent à leur tour, l’Enlèvement des Sabines. Ils les frappèrent à cause du bruit qu'elles faisaient, et puis parce qu'elles n'écoutaient pas les Hé ho ! Si tu me le dis pas han ! Han ! Laisse moi kiffer la vaïbe avec mon mec qui est un dee jay super de la musique Motrex, et surtout, c'était l'heure d'aller dormir. Mais Jenny jeta la poudre sur le sol, un écran de fumée se forma et toutes les filles disparurent comme par enchantement, laissant les deux sbires dans un profond désarroi. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: monospace, fixed; font-size: 13px; white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-760281039029044457?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/760281039029044457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/760281039029044457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/760281039029044457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull10.html' title='PUSH-PULL#10'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-5592249057273272231</id><published>2009-11-26T13:27:00.000-08:00</published><updated>2009-11-26T13:28:20.575-08:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#9</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;L’eau de mon bain souillée, Au milieu une île Mon bide grassouillet L’eau froide grise La mousse percée Le bout des doigts fripés J’ai froid, je veux sortir  De la piscine municipale à la rue il n’y avait qu’un pas. Dans le prolongement de la brasse Elvis séparait. Séparait des gamins qui se disputait un bout de chewing-gum. Séparait deux conducteurs qui n'avait pas vu le feu rouge. Séparait des couples en pleine séparation. Séparait des séparatistes, séparait le gras du jambon, rien de bien transcendant.  Elvis rentrait tous les soirs la queue entre les jambes, déçu de ne pas encore faire partie du paysage télévisuel. Il regardait le fauteuil de velours vert, jamais il ne s’essaierait là dedans, c’était le fauteuil des maudits, des bons à rien, le fauteuil des peureux, des poils dans la main. Elvis préférait au fauteuil une chaise en fer inconfortable qui lui aiguisait le coccyx. Clarisse essayait de le consoler comme elle pouvait, en lui racontant des blagues qu’elle avait entendu à la télévision, ou alors pour éviter de parler de ce qu’elle n’avait pas fait, elle racontait ce que Michaël lui avait dit, ou entendu à l’école. Une fois, pour changer, elle lui avait offert deux places pour aller voir un match de Push-Pull qui avait lieu au stade couvert avec les Foregone de Chicago justement. Quelques jours plus tôt Elvis s'arrachait les cheveux car il ne trouvait plus une place à acheter. Les guichets avaient été pris d'assaut par les armées de parieurs, la ville aux terrils avait revêtu ses airs de fête. Des guirlandes lumineuse clignotantes à l’effigie des deux équipes pendaient entre les façades des immeubles. Il embrassa sa femme à pleine bouche et déguerpit. Elvis invita Frank. En plus ça faisait un moment qu’il n’avais pas vu son frère.  Les chenilles rampaient le long des carreaux noircis de moisissure. A force, par dépit, ne pouvant faire autre chose que de me regarder dans cette glace je m’étais résigné à crever les abcès, un par un. Le premier sur une de mes joues, pincée entre le pouce et l’index l’ampoule huileuse s’agitait, lorsque je relâchais la pression, les bestioles calmaient leur frénésie. Je recommençais, cette fois ma peau se déchira, l’éclosion d’une cosse de petit pois frais. Les chenilles tombèrent sur le rebord du lavabo, la lymphe tiède ruisselait jusqu’au menton. Une plaie ouverte sur un réseau habile de galeries. L’épaule contre ma joue, je titillais les vers du bout de mon index, des filaments gélatineux à travers lesquels des bulles microscopiques remontaient lentement vers la tête, sans doute leur système digestif. J’en avalais une, puis deux, puis trois, j’avalais les chenilles en prenant soin de leur croquer la tête entre mes deux canines, le jus acide qui s’en échappait rappelait vaguement le goût des fourmis. Occupé à me nourrir de mes parasites je n’avais pas entendu les pas lourds de mon frère qui grimpaient les escaliers quatre à quatre.   Elvis en montant les escaliers quatre à quatre tenait fortement les deux tickets pour le match de peur de les perdre, il frappa deux trois fois à la porte avant que Frank n’apparaisse. Elvis ivre de joie trépignait autour de son frère comme des indiens autour d’un totem, allez ! Dépêches-toi le match va commencer ! Au rez-de-chaussée vivait une vieille femme seule, une commère, derrière ses persiennes elle avait l'œil sur tout, elle vit passer les deux frangins qui sautèrent dans la bagnole. Sur la route, en allant au match de Push-Pull, Elvis avait branché Frank sur le fait qu'il aurait bien voulu devenir la star de La nuit des Policiers. Frank avait rit, mais c’était repris voyant l’obstination de son frère. Elvis lui demanda si Frank pouvait par un moyen ou un autre le renseigner sur les agissements de Shampoo. Comme Frank et Shampoo étaient bien ami et que tout le monde connaissait Shampoo, si Elvis arrêtait un type de son gabarit, c'est sûr que là il passerait à la télévision. Frank l'avait encore une fois laisser dire. Elvis trouva une place payante dans le parking souterrain du Stadium. Le match passa avec son lot d’estropiés,  les Foregone avait gagné pour la sixième fois, Momo Maboeuf avait terminé avant dernier mais conservait son titre de champion. Elvis avait récupéré sa mise, comme tout le monde pariait sur les Forgone il n'y avait pas grand'chose à gagner mais au moins on était sur de ne pas perdre, et comme Elvis détestait perdre, il misait toujours sur la même équipe même s'il ne gagnait rien.  En sortant des tribunes, Elvis avait entraîné Frank dans les vestiaires des Foregone pour essayer d'avoir un autographe de Maboeuf. Ils étaient resté un petit quart d'heure à attendre dans la queue tenant toute la longueur du couloir, les gens se regardaient sans trop savoir quoi se dire, de temps à autres un, beau match ? ! Fusait de derrière les fagots sur une intonation semi-interrogative mêlée d’une ironie mal cachée des plus embarrassante. Si l’on répondait oui franchement, on risquait de s’attirer les foudres de toutes la rangée de suporters, si l’on répondait non franchement, c’était à coup sûr l’inverse qu’il aurait fallu répondre et encore une fois on risquait de se faire remettre en place. De ce fait, soit on ne répondait rien en esquivant du regard l’endroit d’où avait fusé la remarque. Soit on répondait oui ou non avec le même genre d’intonation en bougeant la tête par petits à-coups de haut en bas et de droite à gauche. De fil en aiguille le dialogue de sourd pouvait durer des heures entières sans que l’on sache en définitive si le match en question avait été un beau match. Tous ces matchs étaient, il faut le dire, impersonnels, creux, ils ressemblaient à tous les autres matchs, la fin était toujours la même, il n’en restait qu’un. Ce qui devait les amuser, en y repensant, c’était tous ce qui gravitait autour, les produits dérivés, casquettes, polos, équipements de Push-Pull pour les enfants, cartes à jouer, il y avait l’ambiance des matchs aussi quoiqu’un peu indécise. Maboeuf sortit enfin, les gens se jetèrent sur lui en agitant les objets à autographier. La foule fut immédiatement repoussée par les gardes du corps de Maboeuf à grands coups de baffes.  Elvis déposa Frank devant l’allée de l’immeuble. Triste de ne pas avoir eu la signature de son idole sur son pull il  lui proposa quand même de venir à un barbecue en famille pour la Sainte-Greluche, il ne fallait pas rester seul pour la Sainte-Greluche c’était comme çà, en famille, point barre. Les damnés qui n’avaient pas de famille se retrouvaient dans les endroits sordides de la ville où la vinasse coulait à flot, de la vinasse en poudre, un sachet à diluer dans trois volume d’eau. Certains en manque d’amour, d’autres s’efforçant de ne plus en recevoir, les mains tremblantes glissaient de bar en bar, suivaient le phare des fermetures écumaient les trottoirs, de fausses rencontres en fausses rencontres croyant se retrouver, jusqu’au prochain comptoir. Leur véhémence aigrelette leur cisaillait la bouche. Vidant les fonds de bouteilles jusqu’à racler de leur langues sèches la salive endolorie des cracheurs de feu, ils hantaient les rues jusqu’au petit matin. Sainte-Greluche avait était nouvellement inscrite au calendrier national.  Le bruit fracassant de la grillade, une saucisse, puis une autre, puis une autre tombaient sur le barbecue, comme si jamais elle ne s'arrêterai de tomber, de la musique derrière, de la musique Motrex, si j’avais un marteau-piqueur je piquerai ta sœur, je piquerai ta mère, je piquerai le beurre, wohohoho, wohohoho, ta mère… Ma sœur… Ton frère… Le chien et ça serait bien le bonheeeuuur, wohohoho, wohohoho... Michaël s'amusait à se courir après dans l'herbe du jardin. Il se cachait derrière les draps difficilement blanc étendus sur la terrasse. Elvis en chemisette et en short piquait les saucisses en sifflotant. Les deux femmes, Jennyfer et Clarisse étaient allongées sur des transats pliants, dont le maniement réclamait au moins un diplôme en ingénierie mécanique. Clarisse parlait toute seule, Jenny feignait de l'écouter et acquiessait machinalement. Elvis ne cessait de jeter des coups d'œil en direction de Jennyfer. Frank couvert de cloques suppurantes s’était approché de son frère, Elvis tout en surveillant les saucisses engagea la conversation,    tu vois les saucisses j'aime bien quand elles sont pas trop grasse parce qu'avec le barbecue électrique c'est pas la même, les barbecues ordinaires même si ça fout de la fumée partout et que t'as pas toujours du charbon de bois sous la main, bin au moins la graisse coule dans le feu et t'as pas à nettoyer après, tandis qu'avec ces trucs électriques tu galères toujours un peu pour enlever la graisse... Frank, ne sachant pas quoi répondre après tant de poésie, fit juste mmmh… bon... Je laisse ça comme ça... Elle est pas mal dis donc ta Jenny là... C'est elle qui bosse chez comment il s'appelle déjà...Shampi?! non Shampoo, il s'appelle Shampoo le mec chez qui elle bosse... ha ouai... T'es sur qu'elle fait que la secrétaire qu'est-ce que tu veux dire? Par t'es sur qu'elle fait que la secrétaire... Elvis gêné parce qu’il s’était aperçu que ce qu’il était en train de dire pouvait avoir un autre sens, Ha! Ha! Nan mais attends je disais juste qu'elle fait pas que la secrétaire... Elle fait... Elle fait un peu le comment dire, elle aussi... Elle travaille au centre d'épilation... C'est ça, elle épile alors c'est pour ça ha! Ha! Je dis juste qu'elle ne fait pas que la secrétaire... Mouai laisse tomber... On y va...  Frank regardait son frère en fronçant les sourcils, une petite chenille échappée d’un recoin de sa joue se réfugia dans une crevasse de son front. Elvis se dirigeait le pas léger vers les demoiselles. La table fut installée sur la pelouse du jardin. La petite famille se régalait. Jenny était en face d'Elvis qui n'arrêtait pas de faire le pitre pour épater la galerie, enfin surtout pour Jennyfer qui souriait sans bruit. Ils se lançaient des regards complices.  ...Et mon père qui lui dit allez Frank va faire tes devoirs, mais Frank ne voulait pas y aller, il tourne autour de la table de la cuisine, ma mère qui l'engueule à son tour... Frank disparaît sous la table et passe à travers les jambes de mon père, moi qui rentre à mon tour de l'école, je vois passer Frank en courant juste devant moi, comme ça tagadagadagada... Je me doutes de rien, je rentre, et voilà mon père qui m'attrape par le bras, qui me fait faire un retourné digne d'une danseuse de rock acrobatique et il me fout un de ses coup de pied au cul... Je pleure, Frank je sais pas où il était cet idiot... Vous rigolez, vous rigolez mais attendez, je vous ai pas tout dit, pendant que je me frottais le postérieur et que ma mère me consolait... Mon père s'était mis à boiter... Il s'était tordu le pied sur mon cul et n'a pas pu aller travailler pendant une semaine, HA! HA! HA! Clarisse voulu ajouter une chose qui n’avait pas lieu d’être ajoutée, ha! Ha! Ha! Oui c'est vrai que pour des jumeaux ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, les cloques en moins, ha ! Ha ! Ha ! Non je rigole Frank, mais tu devrais soigner ces petits problèmes de peau quand même, non ?  Elvis pour faire diversion, gronda Michaël. Qu’il cesse immédiatement de jouer autour du barbecue qu’il disait, ce qui jeta un froid autour et sur la table tant et si bien que les saucisses dans l’assiette creuse, sorties de peu du barbecue ressemblait à ses sous-marins nucléaires crevant la banquise. Le lendemain, Elvis faisait une pose près du parc municipal pour goûter. Il avait sorti son sandwich préparé par Clarisse. Du pâté de foie tartiné dans du pain de mie. Il repensait à cette Jennyfer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:monospace, fixed;font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-5592249057273272231?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/5592249057273272231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull9.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5592249057273272231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5592249057273272231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull9.html' title='PUSH-PULL#9'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-741661148297415523</id><published>2009-11-26T13:25:00.001-08:00</published><updated>2009-11-26T13:25:33.120-08:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#8</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Elvis était entré au commissariat de la ville en tant qu’adjoint d’un des sous-fifres du shérif. Il faut dire qu'il y en avait du travail, avec tous ces étrangers qui débarquaient pour se faire dépoiler. Clarisse s’était spécialisée dans l’aérobic. A bord de sa petite voiture sans permis, elle écumait les centres de remise en forme et les hospices de toute la région. Plus maintenant, grâce aux sous des cochons elle n’avait plus besoin d’aller faire bouger les vieux et les vieilles et préférait mille fois s’occuper de Michaël, en regardant la télévision. Depuis que Frank avait ramené la télévision, Elvis ne ratait jamais un épisode de sa série préférée, un show de télé-réalité intitulé La nuit des Policiers diffusé en prime-time sur l’unique chaîne. La nuit des Policier Elvis en rêvait. Il était policier. Il aurait voulu être interviewé lui aussi dans son beau costume de flic. Il aurait voulu être la star de la ville, la star de La nuit des Policiers. En attendant, il jouait beaucoup au Push-pull, sujet sur lequel Clarisse le reprenait de temps en temps. Le Push-pull était un jeu de pari avec une grille à cocher quelques jours avant le match, une grille que l’on devait remettre dans une des bornes Push-Pull-Jeu qui inondait la ville, il y en avait autant que des bornes d’incendie. Un jeu de pari fait sur une équipe de Push-pull, son équipe de Push-pull préférée était les Foregone de Chicago. Le Push-pull s’apparentait à une danse sportive, comme le rock acrobatique. Les danseurs se retrouvaient en couple, mais pas de la même équipe. Ils étaient carapaçonnés de la tête au pied. Un équipement rembourré avec sur les épaules des poignées intégrées à leur costume. Ces poignées étaient orientées dans la direction de leur partenaire, pour une meilleure prise en main. Sur le torse, au niveau des pectoraux deux coussin de mousse jaune, ou d'une autre couleur, selon les équipes, complétait l’armure. Des casques, en option pour les fragiles de la tête. Les participants débarquaient sur une piste de danse par les vestiaires du Stadium.  Une très belle piste de danse avec des paillettes sulfatées partout sur les murs, des spots multicolores qui bougeait dans tous les sens, les gradins pleins à craquer sous les cris des supporters, que l’on forçait à crier, un chauffeur de salle armé d’un fusil à lunette descendait ceux qui ne criaient pas. L’animateur du show au milieu de l’arène avec son beau costume bleu ciel papier toilette donnait le top départ. Le micro remontait dans les plafonds. Le spectacle commençait. La danse se faisait en se tirant l'un à l'autre et en se repoussant de la même façon le plus de fois possible le temps d'une chanson. Les gagnants étaient ceux qui réussissaient à faire tomber dans les pommes leur compagnon de danse. Avant ce K-O salvateur, certains se mettaient à saigner du nez ou bien de la bouche, d'autres des oreilles, d'autres encore des trois en même temps. Il y avait plusieurs manches. Les plus robustes s'affrontaient jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un seul, que les vingt-sept titres du disque compact soient passés. On assista au couronnement de Momo Maboeuf, cinq années durant avec les Foregone. Elvis en mal de reconnaissance à bord de sa quatre L d’intervention courait après les alertes radios. Il voulait à tout prix passer à La Nuit des Policiers. Par la fenêtre il apercevait de temps en temps l’hélicoptère de l’émission qui le narguait par dessus des toits. L'hélicoptère de la télé était branché en permanence sur la fréquence de la police. Mais Elvis ne récupérait que des alertes bidons, trop bidons pour que l’hélico daigne bien s’intéresser à lui. Il répétait à chaque fois le même geste, le premier mouvement de la brasse, étirer les bras, les mains bien jointes afin d’optimiser la pénétration du corps dans le milieu aqueux, écarter les bras afin de repousser la masse d’eau et pouvoir avancer. Il s’était inscrit au club piscine de la police. Clarisse se plaignait de l’embonpoint de son partenaire, lorsqu’il se couchait sur elle, son ventre faisait ventouse, un de ces bidons criblé de cellulite. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-741661148297415523?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/741661148297415523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull8.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/741661148297415523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/741661148297415523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull8.html' title='PUSH-PULL#8'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-5575378683010007707</id><published>2009-11-26T13:22:00.000-08:00</published><updated>2009-11-26T13:23:57.363-08:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#7</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium; white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;Le lendemain, une grand-mère arrachant les pissenlits par la racine pour en faire des salades vint à passer par là. La brume se dissipait, du bord de la route, elle aperçut un coin de jambon dépassant d’une bâche. Elle enclencha les freins de sa carriole, la mine renfrognée elle descendit en glissade sur les graviers et atterrit sur la bâche bleu. A travers la toile elle sentais les membres raidis de la victime, ce qu’elle croyait être un morceau de jambon n’était autre que le pied de la pauvre Mme Deruy couvert d’un bas anti-varice. La vieille recula sur les mains, traînant ses jambes coupées, le nœud de son fichu avait glissé de son menton jusqu’au nez. Elle prit ses jambes à son cou en direction de la ville au rythme grinçant des roues de la carriole.  La quatre L de police arriva sur les lieux. Le soleil était déjà haut dans le ciel, un petit vent frais descendait entre les terrils. Deux inspecteurs sortirent du véhicule. Un grand noir aux traits fins en compagnie de Work, l’adjudant formateur qui parle dans sa trompe. Work présenta son collègue aux autres policiers arrivés avant eux. Ils avaient tous un esquimaux, enrobé de chocolat, criblé d’éclats de noisette dégoulinant entre leur phalanges. Le jeune inspecteur s’appelait Konate. Konate était du genre timide, un léger duvet sur le haut du crâne. Un homme plutôt sec tiré à quatre épingles. Lorsqu’il voulu leur serrer la main, les types s’essuyèrent sur leur pantalon. Work lui, sentait la transpiration acide des buveurs de bières, il portait un imperméable beige aux mailles plus lâches qu’un filet de pêche. Il se déplaçait à la façon d’un crabe comme emporté par la masse de cheveux qui pendait d’un côté, d’épais cheveux noirs assortis à sa moustache. Le médecin légiste terminant sa glace fit part de son analyse, une mélodie de boite à musique tout droit sortie d’un camion de marchand de glace égayait l’ambiance,  Le corps a été transporté dans cette bâche, elle n’a pas été tuée ici, tenez regardez, le médecin chaussé de ses gants blancs fit tourner la tête de la victime avec le pied, il indiqua les trous laissés par les coups de feu, trois trous dans l’occipital, une vraie noix de coco ! A voir les traces de poudre et les cheveux brûlés, le tireur l’a eu à bout portant… Le médecin fit des bruits de succion insupportables, l’esquimau se désagrégeait, Konate détournant le regard reprit sa respiration. Work se tourna vers lui, paternaliste, Dis petit, ça va aller ? Konate lui répondit d’une voix fluette, oui… Work enchaîna, tout en enlevant l’emballage de la sucette qu’il venait de sortir de la poche intérieure de sa veste, bon ramenez-moi le corps à la morgue, il faudra qu’on le décortique un peu plus, voir s’il n’y a pas des éléments qui vous aurez échappés, Work se débattait avec le papier de sucette collant à ses doigts. Il les tendit, d’une pose efféminée en direction de Konate pour qu’il l’aide à s’en débarrasser. Le médecin légiste se rechaussait. Work se retourna vers un des flics en uniforme, il indiqua le camion de glace avec la tête de sa sucette, Mais c’est quoi ce camion de glace ? ! Le type en uniforme passa sa main sur sa nuque, éprouvant une certaine gène à révéler les causes exactes de la présence de ce fourgon, Heu ? ! Nous… Comment dire, nous n’avons pas trouver de véhicule réfrigéré pour transporter le corps, nous avons donc penser à réquisitionner, ce hum… Camion de… Sa voix perdait en intensité, Work pencha l’oreille du côté où la sucette gonflait sa joue, l’agent se reprit, ce camion de glace…  Ce camion de glace, mmh mmh, oui bien vu, Au Pingouin, esquimaux, cornets, simple ou double, glace à l’eau Work répondait en pensant à autre chose, le regard sur le auvent de toile rose crème qui s’agitait dans la brise, à combien elles sont ? Quoi ? A combien elles sont, les glaces ? Gratuites… Gratuites ? Ha bon bin dans ce cas, Work se retourna vers Konate, il aidait les autres policiers à monter le talus de gravier pour amener le corps dans le fourgon, Hé ! Petit ? ! Tu veux une glace ? ! Konate hésita, il se frotta les mains l’une contre l’autre et rappliqua. Pendant que les deux inspecteurs dégustaient leur cornet chocolat-vanille, le cadavre de Mme Deruy peinait à entrer dans l’armoire réfrigérée. A bout de force, les policiers laissèrent dépasser les jambes à hauteur des genoux, bien quatre-vingt dix centimètres du feu arrière du camion.  Lors du convoi exceptionnel, le cadavre était tombé deux fois, dont une en plein cortège nuptial. Les mariés n’avaient pas fait attention. Work et Konate s’était décidé à faire un tour chez Mme Deruy. Ils étaient entrés dans le deux pièces cuisine. Une odeur de jus de serpillière mélangée à du poil de chien émanait des tapisseries. Du couloir, dans le salon une centaine de bibelots, des jouets en plastique démontables pour la plupart, étaient alignés sur le marbre de la cheminée condamnée. Ils enjambèrent la pile de chaussure et débouchèrent dans la cuisine. Un poêle à mazout bloquait la porte, on ne pouvait l’ouvrir qu’à moitié, l’évier émaillée avec son lot de torchon et derrière les vitres la cage de la pie. Work invita Konate à fouiller dans les tiroirs. Konate qui ne voulait pas se faire remarquer demanda à Work ce qu’ils étaient venu faire dans cet appartement, ils n’avaient aucun indice, aucune piste, que devaient-ils chercher ? Work s’amusait avec le tire-bouchon accordéon qu’il venait de trouver dans le sèche-vaiselle, surpris par cette remarque il prit tout son temps pour répondre au plus juste. Il fit un premier tour de la pièce les mains derrière le dos, devant la fenêtre il écarta les rideaux, repris son tour, s’assit sur la chaise, en poussant de petits mmmh, mmmh, mmmh, la bouche en cul de poule. Enfin, il se décida à parler, au même instant la pie se mit à caqueter. Konate ouvrit la fenêtre, découvrant la pie, un sourire lui découpa les joues jusqu’aux oreilles,  Work ! Regardez une pie, ho ho, bonjour madame la pie ! Alors il fait beau aujourd’hui ? ! La pie roula de l’œil, Konate en grand seigneur voulu la libérer. Work le remit à sa place, Depuis quand vous parlez l’oiseau ! Laissez cette pie tranquille et écoutez-moi ! Konate intimidé, referma la fenêtre, Work s’apprêtai à nouveau à parler quand la pie se remit à caqueter, Konate ouvrit à nouveau la fenêtre, il regardait la pie et remarqua qu’une personne sortait du magasin de jouet Renov, derrière lui Work pestait, Konate ! Je suis votre supérieur, vous me devez le respect ! Mais chef, on dirait bien que cette pie veut nous dire quelque chose ! Konate, Konate, mon petit Konate, vous avez vu çà où que les animaux voulaient nous dire quelque chose ? Allons, reprenez-vous, vous me demandiez ce que nous étions venu faire ici, je vais vous répondre, au même moment une deuxième personne sortait du magasin de jouet, la pie se remit à caqueter, Konate interrompit son supérieur et disparut dans les escaliers, Work de la fenêtre, lui dit Konate, mais qu’est-ce que vous foutez bordel ! Konate se dirigea vers le magasin de jouet et se cacha dans l’alcôve de l’entrée, les deux vendeuses l’ayant vu arriver s’apprêtaient à faire leur petit tour musical, mais Konate n’entra pas, il resta sur le paillasson une vingtaine de seconde puis réapparu dans la rue. La pie caqueta. Il renouvela l’expérience, la pie caquetait à chaque sortie du magasin Renov. Les vendeuses furent durement mises à l’épreuve. Konate remonta à l’appartement. Il fit part de ses expériences à son supérieur, Work accueilli la nouvelle avec quelques réserves, ils se décidèrent quand même à rendre visite au magasin Renov. Avant toutes choses Konate voulu remercier la pie en lui redonnant sa liberté. Il essuya quelques coups de becs, tenant la pie à bout de bras telle une colombe messagère de paix il lui donna l’impulsion majestueuse de l’envol. Elle alla s’écraser sur la route, une voiture dérapa et ne put l’éviter, une gerbe de plume s’éleva dans les airs. Konate, confus referma la fenêtre. Il ne dit rien à Work qui perdait patience sur le palier.   Les deux inspecteurs eurent droit à la cérémonie des nounours Renov. Konate regardait les rayons du magasin chargés de nounours en peluche. La majorité d'entre eux étaient bruns. Des bébés ours bruns. Par contre il y avait tout un côté de rayon qu'avec des nounours blancs. Des bébés ours blanc, trois fois plus chers que les bruns. Pendant ce temps Work questionnait monsieur Renov assis derrière la caisse enregistreuse,  Vous dîtes n’avoir rien vu, rien entendu, mais que vous connaissiez cette Mme Deruy, mmh, bon et rien de plus ? ! Monsieur Renov masquant son embarras répondit, Je… Oui… Enfin je la connaissais, comme si comme ça, bonjour bonsoir, rien de plus, un petit coucou par la fenêtre et hopla ! … Et hopla ? Et ho-pe-la ou hopla ? ! Qu’est-ce que vous voulez dire monsieur l’inspecteur ? Ce que je veux dire, c’est que vous m’avez dit et hopla, et je voudrais savoir si ce hopla était plus intime que ce qu’il semblait être, vous me suivez ? Monsieur Renov rougit, ses iris se rétractèrent, il passa son index dans le col de sa chemise soudain plus serré, Work, sourcils froncés lisait à l’intérieur même des cavités nasales de sa proie, une analyse pointue, radiologique, de ces muqueuses défraîchies qui enfermait encore la morve des sanglots. Monsieur Renov clignait de l’œil, rapidement il regardait dehors puis revenait sur la bouille de l’inspecteur, il renifla à plusieurs reprises. Inconsciemment, pour faire diversion, sa main était remontée jusqu’à son flanc gauche, la douleur du coup de barre martelait sa poitrine à chaque battement de cœur. Work visa son flanc, au travers de la main les côtes crissaient,  Vous vous êtes blessé ? Lança t-il, ironique  Non, non les rhumatismes, vous savez ce que c’est à mon âge, Les deux inspecteurs prirent congé, monsieur Renov n’avais pas tout raconter, ça se sentait.  La seule chose à faire pour le moment était de le surveiller. La balistique avait exhumé deux balles de la cervelle de Mme Deruy. Ils avaient fait passer des appels à témoin à la télévision. Depuis, personne n'avait téléphoné. La mairie trop heureuse de l'engouement suscité par cette nouvelle économie ne voulait surtout pas ternir son image de marque, préférant étouffer l'histoire plutôt que de prêter main forte aux deux inspecteurs pour démasquer les assassins.  Jennyfer était devenue la secrétaire de Shampoo, par piston. Elle officiait dans son bureau bien au chaud alors que Shampoo passait son temps au guichet à l’entrée. Elle était au courant de tout ce qui concernait les affaires du centre d’épilation. Les entrées, les sorties, d'argent, des gens, des clients. Tiens ? ! Sur une fiche le nom de Renov apparaissait. Augusto Renov était client de la maison. Il venait voir ses anciennes employées qu'il pouvait harceler à sa guise maintenant, vu qu'il payait. Certaines se vengeaient sur le pauvre monsieur Renov.  Barbara, la fille qu'il avait timidement choisi pour le coup l'avait fait patienter dans une petite salle. Monsieur Renov allait à chaque fois en salle réservée aux VIP, cette fois, chiffonnant son ticket d'impatience il se demandait quelle surprise la coquine pouvait bien lui préparer. La fille était entrée en tenue légère, un déshabillé de soie flottait sur son ventre blanc, à travers la dentelle de ses bonnets on devinait les petits grains de ses tétons. Elle avait commencer par attacher les mains de son client. Puis elle lui avait mis un bandeau de feutre noir sur les yeux, elle l'avait guidé jusqu'à une porte, une salle pour être vraiment tranquille disait-elle, en lui léchant l'oreille. Monsieur Renov s'était retrouvé dans le noir, le froid le saisissait petit à petit. Il entendait des gens autour de lui, en retirant son bandeau il avait atterri en pleine rue. Monsieur Renov s'était plaint à Shampoo qui ne savait pas quoi dire. Mais Gudrun et Klaus était venus le raisonner, ils lui avaient lancé ses vêtements sur le trottoir. Renov était toujours fâché, dans sa tête, son corps lui n'avait pas attendu que sa tête ne soit plus fâchée. Maintenant lorsqu'il allait chez Shampoo il s'arrangeait avec sa tête et son corps pour ne prendre que des nouvelles de l'est. Au moins il était sur de ne pas se retrouver à la rue. Jennyfer en allant classer des dossiers découvrit par hasard le baril de poudre que Shampoo avait dissimulé dans une armoire derrière des bidons métalliques d'échantillons de cire d'épilation parfumée. Elle avait tiré le cordon pris dans le carton du baril juste au dessus du hublot d’avion. La poudre à l'intérieur était magnifique. Un blanc comme il n'en existait que rarement dans cette ville du bout du monde. De la poussière d'ange, du sable corallien d'un îlot du Pacifique affiné par les vagues et les bombes atomiques. Elle plongea ses mains dans le baril, la douceur froide sur sa peau, les grains coulants par milliers entre ses doigts. Les effluves chimiques enivrantes, un parfum absolu, léger comme du vent d'un soir d'été. Elle aurait voulu s'y plonger toute entière, toute nue, se laver de toute cette misère, que la poudre la pénètre, qu'elle tapisse chaque recoin de ses veines, que son parfum devienne le sien. Penchée au dessus du baril, courant dans l’immensité blanche immaculée de sa mémoire elle essayait en vain de retrouver une fiante, un sac poubelle de souvenir, une pelote de fil de fer rouillé sur lequel elle se serait écorchée. Rien. Elle entendit du bruit, très vite elle referma l'armoire et replaça les bidons comme elle les avait trouvé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-5575378683010007707?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/5575378683010007707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull7.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5575378683010007707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5575378683010007707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull7.html' title='PUSH-PULL#7'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-6789535598567776670</id><published>2009-11-26T13:17:00.000-08:00</published><updated>2009-11-26T13:22:21.538-08:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL# 6</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt; Dans la glace de la salle de bain, sur mon front, au dessus de l’œil gauche un furoncle s’était formé. Au début ce n’était qu’un point rouge infecté, mais jour après jour le point rouge grossissait jusqu’à former une cloque brunâtre de quelques dizaine de millimètres de diamètres. Lorsque je passais mon doigt sur le bouton, aussi légère que fut la pression, cela suffisait à l’enflammer, un immense incendie concentré en un seul et même point. A travers l’épiderme abrasée, en s’approchant un peu plus près du miroir je pouvais distinguer, translucides, de petits filaments noirs qui s’agitaient. Comme ces perles au bout d’une épingle de couturière, leurs têtes aussi dures que du verre, aléatoires, venaient téter le bout de mon index, des morsures impalpables de petits poissons frétillants dans l’eau sale d’un aquarium.  Des vésicules pareilles à celles de mon front envahissaient maintenant mon cou, mes épaules, grouillaient sur les sentiers tortueux de mes veines jusqu’à former d’autres grappes de bubons à la surface de mon abdomen. La plupart du temps cloîtré dans la salle de bain à découvrir les nouveaux foyers de cette infection il m’était devenu impossible de sortir, ne serait ce que pour me nourrir, à quoi bon, les chenilles me dévoraient l’appétit et tout ce qui s’y rapportait.  Monsieur Renov ne vendait plus de bougies, au grand dam de Mme Deruy. Elle attendait un signe de sa pie. Le caquètement du rideau de fer, mais plus rien, plus de coucous par la fenêtre. Grâce à l'enthousiasme suscité par l'ouverture récente du centre d'épilation, monsieur Renov avait repris du poil de la bête et son magasin, des couleurs. Une couche rose bonbon, rose cochon grossièrement étalée sur la façade. Mme Deruy savait bien que c’était un signe, tout ce rose devait lui être destiné, sinon pourquoi il aurait peint son magasin en rose ? Il existait des tas de nuances, tellement de couleurs, alors pourquoi ce rose ? Où alors, il en avait trouvé une autre, elle irait bientôt s’en assurer. Le succès de monsieur Renov venait des nounours en peluche qu'il faisait faire à l'ancienne à Le Village à la Campagne sur mer soi-disant.  Il avait repris quelques filles, deux seulement. Comme il n'avait plus que des rayons entiers de nounours en peluche faits à l'ancienne à Le Village à la Campagne, cela demandait moins de spécialisation pour les employées. Après un stage de quelques jours, les deux employées savaient parfaitement ce qu'elles devaient faire face au client, qui venait juste de rentrer. Une mélodie électronique se déclenchait  à chaque ouverture et fermeture de porte. En même temps, les deux employées se mettait à chanter le slogan pour les nounours Renov,  - Bonjour, bonjour, nous sommes les nounours Renov, des copains super sympas... Les nounours de vos rêves qui ne se rénovent paaaaas...Tintsouin!   Une petite chorégraphie, imaginée par Renov lui même, venait couronner le tout.  Devant la glace de l’entrée, vêtue de sa plus belle robe, les deux doigts tirant sur un poil de nez, Mme Deruy attendait que monsieur Renov ferme le magasin pour descendre le voir. Le bruit du rideau la fit sursauter, elle parlait toute seule à sa pie,  Et tu crois que ça marchera dis ? Tu crois qu’il voudra me laisser entrer ? On ira au restaurant peut-être, ça changera de la soupe aux cailloux, pas vrai, mon dieu mon dieu, dis moi que je suis belle ? ! Hein ! Dis le moi ? ! Dis le saloperie d’oiseau ! Parles ou j’écrase ta cage ! La pie apeurée l’épiait de la tête au pied de sa vue barrée de barreaux. Elle n’osait rien dire, si jamais elle se trompait, elle se voyait sortir de sa cage, elle la pie, les pieds devant, finir en pâté après tant d’année. Elle caqueta, doucement. La grosse tête de la Deruy la regardait, la pie roulait de l’œil, elle caqueta encore une fois. Bon ça va ! Lui répondit Mme Deruy. Elle se pomponna encore une fois et disparut. Elle voulait l’attendre à la porte de derrière, elle n’avait pas prévu son coup. Le portail entre les deux maisons qui menait à l’arrière boutique était fermé. Elle réfléchit un moment, si elle tapait sur le rideau ça ferai un bruit à réveiller les morts et puis timide comme il était… Il valait mieux qu’elle escalade le grillage. Et la voilà partie, elle prit une poubelle pour lui faire la courte échelle, sa robe accrochée découvrait ses varices, elle fit attention de ne pas la déchirer. Une fois de l’autre côté, elle passa devant le vieux tiroir de commode qui avait fini au petit bois dans le goudron infecté de mousse verte.  Elle réajusta son chignon, fit deux ou trois exercices de prononciation, BABEUBIBOBU, Y, tapa à la porte en fer. Son cœur battait la chamade, la peur lui titillait la vessie personne ne répondait. Elle ne savait plus quoi faire, demi-tour ? Non, elle n’allait pas faire demi-tour, si elle repartait elle savait que jamais elle n’oserai revenir, sa pie ne le supporterai pas. Elle retapa à la porte un peu plus fort. Toujours rien, la situation devenait critique, il fallait agir au plus vite, elle regarda autour d’elle, la lumière du lampadaire éclairait une barre de fer posé sur les cartons, un autre signe pensa-t-elle, elle courut la prendre, arrivée sur les cartons mouillés, elle s’agenouilla tel un chevalier, relevant les plis de sa robe elle regardait le lampadaire en se signant. Elle se releva. Introduisit le côté le plus plat de la barre entre la porte et le mur et l’actionna tel un levier. Elle forçait tant et si bien que des gouttes de transpiration coulaient de son front, provoquant des glissements de terrain dans son maquillage. Des miettes entières se détachaient allant s’écraser sur le sol. Elle reprit son souffle, elle pestait contre cette maudite porte, son promis devait se trouver de l’autre côté. Elle l’imaginait entrain de faire ses comptes, assis à son comptoir se désolant de ne pas la voir venir, lui l’homme romantique timide qui avait peint son magasin en rose jambon exprès pour elle.  Je viens mon amour ! Je viens, je suis là près de toi… Elle se donnait du cœur à l’ouvrage. La porte céda enfin. Au même moment un faisceau de lampe la surprenait,  Vous vouliez sabotez mon armoire électrique ? ! Monsieur Renov en personne se dressait derrière elle, le regard inquisiteur, les ailettes du nez tournées vers le bas. Dans sa tête il pensait qu’il la trouvait belle, comme çà prise sur le vif telle une gamine la main dans la boite de biscuit, il aurait voulu lui dire de rentrer mais il y avait le grand patron au magasin, il aurait voulait lui sourire, changer l’orientation des ailettes de son nez, mais il n’y arrivait pas, Mme Deruy répondit, Mais, heu… Absolument pas je… Monsieur Renov la coupa dans ses justifications Méfiez-vous madame Deruy ! Pourquoi ai-je dis cela, je ne voulais pas dire çà du tout, dis donc père Renov reprends toi, tu lui fais peur là, Mme Deruy bégaya, Je… Je suis venue vous voir car je vous aime, je vous aime du fond du cœur ! Embrassez-moi je vous en prie ! Façon rugbyman elle se jetait à ses jambes de coq, soumises. Malheureusement monsieur Renov ne put encaisser le choc. Raide comme une planche il tomba sur le sol et s’ouvrit le crâne. Mme Deruy s’excusait, elle l’embrassait de partout, monsieur Renov se débattait, il réussit enfin à s’extirper des bras flasques de la femme, se tenant la nuque il jura, Mais bougre d’andouille, vous êtes folle, allez rentrez chez-vous ! Je vous déteste ! Vous entendez, vous m’inspirez le dégoût, tout en vous n’est que laideur, vous êtes un monstre ! Partez ! Mme Deruy, par amour, submergée par les insultes lui envoya un coup de barre en fer dans les côtes. Elle criai, Je vous aime ! Je vous aime ! Monsieur Renov rampait sur le sol, un deuxième coup de barre allait s’abattre sur lui quand une silhouette apparut juste derrière Mme Deruy, une silhouette massive, il y eut trois coups de silencieux. Mme Deruy s’effondra, une balle était ressortie par le front, un petit trou par lequel s’échappait une crème rose et un filet de sang. Monsieur Renov encore sous le choc regardait avec de grands yeux la femme allongée devant lui. Elle souriait bêtement. La silhouette s’approcha,  On dirai que je vous ai sauvé la vie ? Dit-il, monsieur Renov se touchait la nuque, se tâtait la côte, il s’approcha du cadavre, prit la tête entre ses mains, des larmes sortait de ses mirettes, de grosses gouttes de condensation s’échappait de sa tête, il éclata en sanglot plaquant son visage contre la victime, se roulant doucement sur le sol comme un spaghetti sec sur la plaque brûlante d’un poêle à bois. Le tarama de cervelle s’étalait sur le col de sa veste, il balbutia quelques mots, Mais pourquoi l’avez-vous tuer ! C’était elle ou vous mon cher… Mais il suffisait de l’en dissuader,  Je ne voulais pas encourir le risque d’être découvert, qu’aurions nous fait, cette truie serait allé avertir la police, Je vous demande pardon ? ! Cette truie comme vous dîtes, je… Je l’aimais figurez-vous ! Mais je n’ai jamais eu le courage de lui avouer, je… Il s’effondrait encore une fois, étouffé par les sanglots Bon, bon, bon reprenez-vous, encore une chance qu’elle n’ai pas vu le passage secret, aidez-moi à faire disparaître le corps… Un break vermillon s’arrêta à la sortie de la ville. Deux homme balancèrent le cadavre en offrande au pied gelé d’un terril. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="font-family:monospace, fixed;font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; white-space: pre-wrap; -webkit-border-horizontal-spacing: 1px; -webkit-border-vertical-spacing: 1px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-6789535598567776670?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/6789535598567776670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull-6.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/6789535598567776670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/6789535598567776670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/11/push-pull-6.html' title='PUSH-PULL# 6'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-83658449409391818</id><published>2009-05-22T09:00:00.000-07:00</published><updated>2009-05-22T09:14:12.589-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#5</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans une suite luxueuse, le vieux diplomate se prélassait sur son lit format grand aigle. Le regard dans les facettes de cristal suspendues au lustre. On frappa à la porte. Le Kissinger réajusta son peignoir, se regarda dans la glace près de la porte, il se mit un coup de paluche dans les cheveux et fit entrer. Jennyfer posa son sac à main. Elle lui expliqua par une série de gestes que les nouveaux stagiaires étaient arrivés. Le vieux diplomate se réjouissait, il frottait ses mains l’une contre l’autre. Jennyfer disparut dans la salle de bain. Pendant ce temps, HK perdu dans les motifs de ses pantoufles revint à lui. Il ouvrit une porte du meuble, sortit deux bouteilles et deux verres à cocktail. La première bouteille, du whisky, il s’en mit une lichette. La deuxième était blanche, en PVC, le goulot coudé comme pour aller dans des endroits que d’autres bouteilles ne pouvait atteindre. Il y avait une étiquette avec un lettrage rouge. WC. HK versa délicatement le liquide sirupeux à l’intérieur du verre, d’un bleu lagon pas naturel. Il y posa ensuite un glaçon et une olive, avec le cœur goût piment. Jennyfer sortit de la salle de bain, elle était en peignoir elle aussi. Elle s’approcha du vieux diplomate, le vieux posa son verre. Ils s’embrassèrent vulgairement tout en enlevant leur peignoir. Leur langue faisaient des va et viens rapides, il râlait doucement, Jennyfer se contentait de faire des bruits de succion dégueulasses. Elle descendit doucement vers le sexe de son partenaire. L’avala à pleine bouche, usant de techniques secrètes transmises entre les pages des hors séries de Femmes Actuelles, elle le faisait rebondir contre sa langue, tout en l’astiquant jusqu’à la garde. Le vieux n’en pouvait plus, il se mordait les lèvres, tremblait, il vagissait tel un porcelet. Il la tenait par les cheveux comme un guidon de moto qui n’avait pas de freins, sinon il n’aurait fait que freiner, ensuite, Jennyfer se releva. Elle se cramponna au meuble du mini-bar, écarta les jambes pour inviter le diplomate à la pénétrer. Le diplomate empoigna sa croupe, il lui écarta les fesses, découvrit ses orifices et lui mit une fessée. Comme elle ne parlait pas, elle lui répondait avec des signes de plongeur. Ô oui c’est bon, aïe aïe aïe, encore, je suis sur réserve…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le diplomate passa sa langue contre l’anus de la femme, il cracha dessus, enfouit ses doigts, recracha encore. La belle regardait par la fenêtre, dehors, à travers les stores. Le groupe de stagiaires était alignés dans la cour de l’hôtel, au garde à vous. Elle ne pouvait pas voir qui présidait la petite réunion, un cocotier lui barrait la vue. Le vieux diplomate se retira, haletant, il courut s’allonger sur le lit. Les reflets arc-en-ciel du lustre, l’odeur de propre qui émanait de la chambre. La belle remit son peignoir, elle prit le verre de sirop bleu et y trempa ses lèvres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quelques heures plus tard, au garde à vous. Le Kissinger superviseur était venu serrer la main à ses vélites, bien sincèrement, droit dans les yeux. Shampoo passait la plupart du temps dans un amphithéâtre de fortune, pour des Cire Conférences, des révolutions terrestres interminables, l’heure n’avançait pas. Des projections de films institutionnels sur l’épilation et les soins de beauté. Un instructeur cirrhotique, ancien prof aux Beaux Arts, rotait Le cours Cire Cuite, et vous rentrait dans le lard. Sacré pilon, pilier de bar. Le prof avait un tic, il tapait du poing. Au coin de son bureau, la tête de Shampoo. Et puis, épisodiques, les cours du soir épilatoires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En fin de cycle, il y eut un QCM. Les cases étaient déjà cochés, il fallait juste trouver la question. Les nouveaux lauréats, le soir venu, voulaient aller fêter çà.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- Tchikatchikatchik !… Ayaya !… Ils s’était entourés de leurs plus chics apparats, chuuut… Il y avait un bar sur la plage aménagée. Dix ans auparavant, l’île fut utilisée comme centre d’expérimentation nucléaire. Telle une épée sans manche, une plate forme désaffectée, modèle Croix de Lorraine siégeait en plein milieu du lagon. Shampoo ne voulait pas aller faire la fête, surtout pas avec eux. Il ne buvait pas d’alcool en plus. Les types l’avaient charrier bien comme il faut avec des gros mots et tout. Ils s’étaient fait cul et chemise avec leur formateur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;pfff !  Allez c’est bon laissez-le ! Y veut pas, y veut pas, hein ? !  En leur adressant un clin d’œil puis, en mettant sa main devant  sa bouche pour pas que Shampoo l’entende, la discrétion à  la française, hé ! Hé ! Hé !  Vous allez voir il va rappliquer vite fait bien fait, si si vous  allez voir, Ha ! Ha ! Ha !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo était fatigué. Il avait encore maigri. Il s’en était retourné, la tête pleine. Pleine de tout ce qu’il fallait savoir. Pleine de bandages souvenir. Un créatif Motrex avait eu la bonne idée d’imprimer des bandes médicales avec des couchers de soleil.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au bar tout le monde se regardait dans le blanc des yeux ou dans le badge sensible aux radiations qu’ils avaient accroché à leur poche de chemise. Depuis leur arrivée la couleur du badge était verte luminescente, ce qui voulait dire que tout était O. K. Personne ne voulait parler de sa vie privée par peur qu’un maître chanteur envoie des photos compromettantes de quand ils étaient avec les filles Motrex. Comme Shampoo n’était pas là et que les absents ont toujours tort, un des diplômé lança une première vanne sur les indiens. La bande rigolait, dans le feu de l’action, trop content que ça rigole, un type a dit, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;tournée  générale ! Un autre enchaîna,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ouuuaaaiiiiii ! Attends et heuu ! Tu la connais celle-là ! Et voilà c’était parti, les arabes, les français, les chinois, les noirs, les tahitiens, Chacun avait une bonne blague à dire sur l’autre. La soirée s’était terminée en baston générale. Kissinger en personne était descendu calmer la baston. Un bon coup de pragmatisme et s’en était fini. Il avait de la merde sous les ongles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo était rentré de son stage de formation, il n’avait pas trouvé de radis à son ce ne devait pas être la saison, par contre la couleur du badge devait être noire pour être O. K, c’était marqué dans le fascicule touristique d’emergency glissé entre les sièges. Il n’aimait pas tellement s’entretenir à ce sujet, le commerce tournait c’était le principal. Il devait rembourser ces traîtres. Jennyfer allait chez Shampoo pour quelques soins de temps en temps. Shampoo avait engagé d’anciennes filles de chez Renov. Les filles étaient sur le trottoir, la misère leur coupait les jambes, elle faisait penser à ces mannequins que l’on utilise pour les cours de secourisme, toujours prêts à des séances de bouche à bouche, de massages cardiaques il n’y avait plus qu’à les prendre. Par manque de main d'œuvre, des nouvelles était venue d'un autre pays un peu plus à l'est. La Motrex voulait du rendement et ne s’attachait pas à ces futilités d’ordre moral, le centre d’épilation avait revêtu les dessous d’une maison close, strings à clou, porte jarretelle à cran d’arrêt, soutien gorge à barbelé, massage à la gégène genre service secret. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Depuis l’ouverture du centre, la ville bougeait un peu plus. Des cars entiers débarquaient des flots ininterrompus de femmes et d'hommes qui venait exprès ici pour se faire épiler. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des plaques de cires refroidies s'arrachaient des jambes, des sourcils, des pubis, des raies des fesses, des dessous de pied pour Gudrun. Et tout ces déchets terminaient dans des bidons métalliques et disparaissaient comme par enchantement au fond de la remise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comme les enfants avaient eux aussi déserté la ville, monsieur Renov le marchand de jouet était au bord de la faillite. Il survivait en vendant au porte à porte des bougies que la paroisse lui envoyait en guise de soutien, des bougies faites à Le Village à la Campagne sur mer bien sur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Monsieur Renov s’était fabriqué un présentoir en bois dans le cadre d’un vieux tiroir d’une commode, une sangle en cuir rivetée sur les bords du tiroir passait derrière sa nuque. A force, un petit coussinet de chair s’était formé. Avant de partir il faisait le tour de son magasin pour s’assurer qu’il ne manquait rien, même si les enfants n’étaient plus là pour venir voler, il avait toujours peur qu’en son absence un maraud s’introduise et lui dérobe les quelques boites du Docteur Maboul sur les rayons en acier galvanisé. Il restait autant de jouets que de dents à l’intérieur de sa bouche. Après avoir descendu le rideau métallique, il s’enfuyait pour que personne ne le voit avec ses bougies, il avait honte. Dix ans qu’il baissait son rideau, les commères penchées aux fenêtres alentours se demandaient encore ce que c’était que ce bruit.  Mme Deruy dont la fenêtre donnait directement sur l’échoppe en pinçait pour M. Renov. Elle avait une pie trop grande dans une cage trop petite au dessus des géraniums et du thermomètre de bain cloué dans le mur. De derrière ses rideaux de dentelle blanche elle attendait que M.Renov sorte pour le voir et lui faire coucou. La pie caquetait elle aussi. M. Renov lui répondait timidement en agitant les doigts. Il pensait à Mme Deruy, si elle avait pu lui dire de monter, juste une fois, pour un café ou discuter juste, il ne pouvait pas aller lui vendre des bougies, qu’est-ce qu’elle en aurait penser ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Que monsieur Renov était un bon à rien, voilà ce qu’elle en aurait pensé ou peut-être pire. Combien de fois monsieur Renov avait rebroussé chemin alors qu’il pouvait lire le nom de sa bien aimée sur la boite aux lettres. Il était maladivement timide, le voilà le seul vrai problème, il se perdait en hypothèses, en plan foireux puis déambulait de maisons en maisons, il avait inventé un slogan très simple qu’il avait chipé à une vendeuse de bible dans le métro parisien :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vous pouvez m’aider ? Vous pouvez m’aider ? Il soulignait bien les sons en é.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Toute sa crédibilité reposait sur les sons en é. Les gens qui voulaient se racheter un peu auprès du bon dieu lui achetaient une bougie. De gros cierges blancs trapus. Monsieur Renov approchait la soixantaine, il se portait bien. Une grosse moustache de grenadier Napoléonien barrait son visage juste sous son nez. Son nez avec lequel on pouvait deviner ses humeurs. En faisant bouger ses ailettes soit vers le haut soit vers le bas on savait si il était satisfait ou non jamais un sourire, tout avec le nez. Un front large d’où pendouillait deux poches pour les yeux. Ses iris tournait sur elle même comme l’hélice encastrée dans les vitres des cuisines. Deux petites hélices grises pour laisser échapper la buée de sa tête, engoncé dans son par dessus. Après la fermeture des mines, Monsieur Renov avait été obligé de licencier une bonne partie de son personnel. Du personnel féminin principalement. Jennyfer travaillait pour lui. Il l’avait engagée parce qu’elle ne se plaignait jamais. Il avait aussi engagé d’autres filles qui n’arrêtaient pas de parler, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;c’était bien pour la clientèle. De ce fait, les caissières qui avaient été habitué à compter la monnaie ne perdaient pas la main lorsqu'elles se retrouvaient sur le trottoir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jennyfer était une de ces anciennes caissières. Il s’en souvenait parce qu’il la trouvait très belle. Il n ‘avait jamais réussi à percer le secret de cette fille. On ne savait absolument pas d’où elle venait ni comment elle était arrivée là. Elle chantait une berceuse, avec les mains, dans sa tête.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un mot doux pour la vendeuse de dessous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A-va-rie dans son échoppe d’amadou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’a-va-nie m’a laissé un très mauvais goût&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;l’a-veux nu exposé là sans retenue&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;l’a-ve-nue d’où mes maux viennent le soir venu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ma-la-dresse d’avoir jeté mon dévolu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un mot doux pour la vendeuse de dessous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A deux sous ses bas s’effilent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ba-fou-é ce que la fée a fait de moi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois ca-rrés d’étoffe qui me rend fou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mau-dit soit ces bouts de dentelle fine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Di-ffi-cile d’avoir bonne mine &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je la trouve si belle derrière sa vitrine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et ma vue trime et ma vie traîne &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je la trouve si belle derrière sa vitrine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’à force je marcherai sur mes babines&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et même si j’suis timide j’viendrais lui faire un p’tit bisou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un mot doux pour la vendeuse de dessous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Im-mo-bile de longs cils de nylon &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ses deux seins abandonnés de ses tétons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un mann’quin…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elle ne se rappelait jamais la fin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je la trouve si belle derrière sa vitrine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et ma vue trime et ma vie traîne &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je la trouve si belle derrière sa vitrine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’à force je marcherai sur mes babines&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et même si j’suis timide j’viendrais lui faire un p’tit bisou.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frank, après un long périple était revenu de Le Village à la Campagne sur mer. Il avait ramené le tracteur de la famille en bon état. Il avait donné l'argent des cochons à son frère. Il avait donné un peu d’argent à Shampoo comme il avait dit. Depuis son retour, Frank avait une soif d’indépendance jamais étanchée, il s’était pris un appartement, tout seul, dans une rue sombre près de la gare. Frank disparut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: 18px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-83658449409391818?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/83658449409391818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull5.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/83658449409391818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/83658449409391818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull5.html' title='PUSH-PULL#5'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-5251428684010162271</id><published>2009-05-22T08:55:00.000-07:00</published><updated>2009-05-22T08:57:59.165-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#4</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On n'en savait pas plus sur Klaus et Gudrun. Ils avaient tous les deux le regard vide, triste, échappés d’un livre d’école pour apprendre l’allemand. Gudrun était une femme taillée comme un homme. Souvent, lorsqu'on lui faisait la remarque elle répondait simplement qu'elle s'appelait Gudrun parce que sa mère voulait une fille. Klaus lui, avait juste une coupe de Playmobil, et la même souplesse dans les membres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo n'en savait pas plus sur le baril de poudre qui sentait bon. Il l'avait caché en attendant d'être plus curieux, au cas ou que la Motrex lui réclame.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo était donc allé au voyage d'affaire offert par la Motrex, avec une personne de leur choix, à ses frais. Il fut accueilli à l’aéroport par une très belle hôtesse. Elle le fit asseoir dans une salle d’attente, en classe Affairé. Les nombreuses personnes qui attendait déjà abandonnèrent leur lecture pour le dévisager un instant, un instant seulement. Il n’y avait plus un siège de libre. Shampoo s’était dirigé vers ce qu’il croyait être une place assise et qui n’était en fait qu’ une place debout. Il resta donc debout, un long moment, attirant les regards comme un aimant. Personne ne parlait. Des raclements de gorge, des gargouillements de ventre. Un pantalon qui se froissait, amplifié par le silence. Shampoo baladait son regard sur le faux plafond. Entre les tiges d’aluminium, des plaques isolantes couleur Roquefort, il se concentra sur le quadrillage du néon juste au-dessus de lui. Qui avait-il à espérer d’un monde qui s’éclairait au néon, l’homme qui avait dit cela était un visionnaire. La lumière trop blanche l’éblouissait, mais il continuait à la regarder sans même plisser les yeux. Au bout d’un moment, lorsque la paupière humidifia son œil, juste dans ce laps de temps, dans les néons, un visage lui apparu. C’était un visage familier, un homme, peut-être Frank. Les autres voyageurs abandonnèrent leur lecture encore une fois. En réalité, depuis que Shampoo était entré, personne n’avait réussi à se concentrer sur le magazine Motrex. Des articles sur les derniers téléphones portables avec lesquels on pouvait prendre des photos. Une page mode avec de très belles femmes qui en avait dans la tête. Pas de place à la médiocrité, il fallait être beau, intelligent, l’homme ou la femme, l’idéal des petites annonces. Des idées cadeaux pour la rentrée, de superbes vibro-masseur pour les joues, des idées Lounge pour son intérieur. Des slogans fédérateurs en anglais qui n’avaient rien de fédérateur, bien au contraire, à dire tous le temps everybody, together, party people, happy people, çà ne voulait plus rien dire juste des mots à mettre sur la tranche des pièces de monnaies comme devise patriotique. A la page vingt-quatre les interviews des franchisés, depuis que Motrex m’a menacé, je me sent bien etc… Une offre ADSL pour seulement quatorze euros quatre-vingt dix, et ma pauvre Armelle du service clientèle. Au bout d’un moment, tout le monde regardait dans les quadrillages des néons. Mais aucun ne réussissait à tenir aussi longtemps que Shampoo, certains reculaient en faisant d’atroces grimaces. D’autres, les tricheurs ! Ils avaient des lunettes de soleil. L’hôtesse venait d’entrer. Les futurs stagiaires furent pris en flagrant délit de regarder dans les néons. Parallèlement, Shampoo ressentit la haine soudaine que lui vouaient ses compagnons d’infortune. Haaa ! A cause de toi on est passé pour des cons aux yeux de cette jolie hôtesse qui aurait pu finir entre deux coins de porte avec l’un d’entre nous… Voilà ce que Shampoo entendait siffler dans ses oreilles. Et ce ne fut pas tout. Pour sceller définitivement son sort, l’hôtesse invita une superbe blonde en tailleur sexy à entrer. L’hôtesse présenta la créature de rêve à Shampoo. Elle s’appelait Jennyfer. De grands yeux bleus, vides, un petit nez mutin, elle avait un collier autour du cou avec un pendentif en forme de taille-crayon. On aurait dit qu’elle s’était arrachée toute seule du magazine Motrex. C’était la personne de leur choix qu’ils avaient dégoté pour l’accompagner. Tout le monde dans la salle était devenu beige. Bien qu’eux aussi était avec une personne du choix de la Motrex, et pas des plus laides, ils firent comme s’ils n’en avaient pas. Ils marmonnaient dans leur barbe les onze versets sataniques gravés sur la tuile du bouclier thermique de la navette spatiale qui avait récemment explosé dans les décombres du portefeuille d’un terroriste. Mis au grand jour par la presse à scandale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le voyage en avion s’annonçait sous de bien mauvais hospices.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Absorbé par la moquette de la passerelle d’embarquement imprimée d’une multitude de logos Motrex en surimpression marron, la moquette était beige.  Shampoo se dirigeait lentement vers la porte de l’avion, les autres passagers faisait exprès de le bousculer dans le but d’attirer l’attention de Jennyfer, pendue à son bras. Shampoo lançait de petits regards vers la belle, mais elle avait deux têtes de plus que lui. Ils se contenta de regarder ses seins. Jennyfer n’était pas bien loquace et Shampoo était plus timide qu’un bernard-l’ermite de ce fait, il ne s’adressèrent la parole que très rarement.  A bord Shampoo était assis côté hublot, Jennyfer était au toilette lorsqu’on leur servit une collation, des pastilles d’iode édulcorées pour ce qui n’arrivait pas à compenser et un sandwich de pain de mie. Shampoo tenta d’en savoir plus en lui proposant son sandwich. Il l’agita devant Jennyfer par un bout de l’enveloppe de Cellophane.  Mais la belle lui fit un signe de la tête qui voulait dire qu’elle n’en voulait pas. Elle tenta de lui donner quelques explications. Avec un autre signe de la main, à la façon des hôtesses qui miment les consignes de sécurité, elle dessina une zone entre son larynx et son estomac, allant même jusqu’aux intestins. Ensuite, ouvrant la bouche, elle faisait entrer son index à moitié et le ressortait aussi rapidement, deux ou trois fois. Après, toujours avec ce même signe de tête qui voulait dire non, elle referma la bouche en pressant bien sur ses lèvres. Enfin, pour confirmer tout çà, elle croisa les bras au niveau des poignets, les mains bien tendues en signe de croix, de X ou de multiplié devant sa bouche.  Shampoo la regardait, interloqué. Le voyage se passa. Ils arrivèrent enfin sur le lieu du stage de formation. C’était une île, paradisiaque vue du ciel. Les passagers descendirent de l’avion. L’air était moite, épais. La peau desséchée par la clim, la bouche pâteuse, sa chemisette rayée collant à sa peau, Shampoo se mêla timidement au rang des futurs stagiaires qui faisaient la queue devant un guichet. Shampoo pensait reconnaître la douane, et non, c’était une dame qui leur distribuait un badge sensible aux radis à son vert fluorescent. Les compagnes s’éclipsèrent vite fait bien fait. On ne les revit plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-5251428684010162271?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/5251428684010162271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5251428684010162271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/5251428684010162271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull4.html' title='PUSH-PULL#4'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-2850582776014827844</id><published>2009-05-22T08:47:00.000-07:00</published><updated>2009-05-22T08:48:16.373-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#3</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frank en avait parlé à Elvis des cochons de la maman. Elvis était un peu retissant à l'idée de revendre les biens de la maman, il avait refusé de voir partir les cochons. En les revendant ils pourraient s'acheter deux trois petites choses dont ils avaient entendu parler à la radio. Une télévision par exemple, pour suivre les matchs de Push-Pull. En plus, des cochons nourris aux fruits exotiques ça devait bien valoir son pesant d'or. Frank s'était mis d'accord avec Shampoo pour lui donner un peu d'argent après la vente, car c'était un peu grâce à lui que les cochons de Frank étaient originaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frank était parti un matin, très tôt avec la carriole pleine de cochons. Il avait mis une bâche de toile cirée pour que les cochons n'attrapent pas froid sur la route. Le livre de diplomatie sur le volant. Shampoo l'avait accompagné un bout de chemin puis il était descendu de l'aile du tracteur à la sortie de la ville. Frank avait disparu derrière un terril, direction Le Village à La Campagne Sur mer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des jours passèrent. Des mois maintenant et Frank n'était toujours pas rentré, il avait téléphoné une fois ou deux et ça avait l'air d'aller. Il avait rencontré un entrepreneur là-bas. Un entrepreneur qui faisait des bougies pour la paroisse. Les cochons d'après Frank avaient tous été vendu, à prix d'or. Frank avait rassurer tout le monde en disant qu'il faisait affaire pour faire fructifier sa plus-value, c'était les termes qu'il employait. Elvis n'en avait rien à foutre de sa plus-value, ça commençait par la plus-value et ça finirait par ne plus rien valoir. Elvis s'inquiétait, pour les cochons. Il serait bien parti voir ce que Frank fabriquait mais il était en pleine période d'examens policiers. Rendus encore plus difficile, par l'adjudant formateur qui avait un défaut de prononciation, il parlait du nez ou plutôt il parlait avec son nez, comme un éléphant,  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- Je me présente, je suis l'inspecteur Work. J'arrive tout droit de la crim'... J'espère en retrouver certains dans les prochaines années, mais en attendant je vous souhaite bonne chance... Messieurs...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Première question.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comment procéder à une arrestation en bonne et due forme?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Deuxième question.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comment neutraliser un homme armé en lui tirant dessus?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Troisième question. Et attention il y a des pièges...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comment dresser un procès-verbal pour des agressions vers Bâle? Comment dresser des procès-verbaux pour des agressions vers Pau? Comment dresser un berger-allemand?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elvis avait répondu au hasard à cette épreuve.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et puis un jour un homme a débarqué. Un homme aigri, un peu gris, pas maigre du tout. Un homme un peu gras, les mains glissantes comme des peaux de bananes. Il conduisait un break rouge vermillon. Il portait de grosses lunettes d'écailles, on aurait dit Kissinger. Kissinger en plus jeune. Il avait une voix avec des niveaux de fréquence saturées comme France-info dans un autoradio sur l’autoroute.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'était un représentant. Il représentait un peu toutes sortes de choses. Les principales étaient les salons de beauté et centre d'épilation en préfabriqué de la firme Motrex. Il avait fait tout un speech commercial comme quoi Shampoo serait exonéré d'impôts pendant des siècles et des siècles vu le contexte économique du coin. Le centre d'épilation bénéficierait d'un statut juridique hors-normes, il avait bien insisté sur ce point. Puis d’une façon inexplicable s’était emballé pour lire la fin des closes du contrat,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Selon l’article quatre-cent-vingt-huit… Dans le but de faciliter l'embauche et d'échapper à tout contrôle qui pourrait nuire de près ou de loin à la productivité de l'entreprise. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En plus, là il avait levé son indexe pour faire une antenne, il y avait des problèmes de transmission, de l’orage dans l’air. Les milles premiers acheteurs gagnaient l'équivalent de trois mois de cire d'épilation gratuite. Par contre, ils devaient employer des agents de sécurité, d'une agence de sécurité affiliée à la chaîne de salon de beauté. Sans ça, les éventuels clients qui ne l'étaient pas encore, mais qui sous la menace le devenaient perdaient leurs avantages offerts. En échange, les acheteurs forcés devaient acheter un stock de disques compacts afin de garantir l'homogénéité d'ambiance de la chaîne de salons de beauté. Eparpillés à travers les zones économiquement sinistrées du monde. La musique de la Motrex n'était qu'une soupe insipide de bandes originales de comédies musicales à la mode, et de jeunes chanteurs qui chantaient comme des vieux qui n'avaient jamais existé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En plus, on prélevait les trois premiers mois de salaires estimés par leur organisme d'estimation qui se rinçait au passage, pour offrir un stage de formation aux nouveaux membres forcés de la Motrex. Un voyage avec une personne de leur choix. Du choix de la Motrex ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est comme ça que le Kissinger avait commencé par résumer son offre point par point. Menacé Shampoo en bonne et dû forme d'ouvrir un centre d'épilation Motrex. De lui offrir en bonus trois mois de cire d'épilation gratuite en plus des agents de sécurité sous peine d'être renvoyé dans son pays avec un paquet de fausses preuves à l'appui qu'il se serait empressé de fournir. Il avait le soutient de l'état, qui le subventionnait sous prétexte qu'il venait en aide aux zones économiquement sinistrées. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo pendant tout ce temps était absorbé par un phénomène particulièrement étrange. A l’intérieur de l’orifice buccal de son interlocuteur, de par son angle de vue, à certaines intervalles de la dentition, le bridge du Kissinger faisait comme une double rangée de dents à la façon des poissons carnivores. Kissinger se rendit compte que Shampoo avait remarqué son bridge. Il fût gêné, on le sentit dans son intonation. Heureusement pour lui, le calvaire prenait fin. Shampoo avait accepté de signer les dix feuilles du contrat et conservait bien les doubles en cas de litige.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Kissinger, moins aigri, s'en était allé un sourire satisfait en coin. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shampoo l'avait regardé partir, les feuilles du contrat claquaient au vent comme ses plumes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le matin d'après, un avion de l'armée passa en rase motte au dessus de la ville. Comme une grosse fiante sortie de son cul, une énorme caisse fut parachutée juste au dessus du petit étalage de Shampoo. Il eut juste le temps de s'esquiver, la caisse atterrit lourdement sur les derniers fruits exotiques. Le conteneur compressé. Il y avait une notice de montage sous Cellophane de Céphalonie, la meilleurz Cellophane, toujours imitée jamais inégalée agrafée sur le côté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En quelques semaines Shampoo avait ouvert son centre de beauté et d'épilation. Il avait engagé des chômeurs qui n'attendaient que ça, du travail. Du travail pour construire le centre d'épilation. Shampoo était devenu la nouvelle coqueluche de la ville. Le maire et tout un tas d'élus de la région était venus pour l'inauguration. Ils lui faisaient des courbettes essayant de trouver des trucs à lui dire en rapport avec l’Inde pour montrer qu’ils s’intéressaient. J’y suis ! L’intrait de marron d’Inde ? ! Hein ? ! L’intrait de marron d’Inde ? ! Si il y a bien une chose que les indiens font bien de le faire, c’est cet intrait de marron d’Inde, n’est-ce pas ? Mais dîtes moi monsieur Shanti Kapoor, je peux vous appeler Shampoo, entre nous, oui, et est-ce que en Inde on fait des marrons d’Indes glacés, et est-ce qu’en Inde vous avez de la dinde à manger avec vos marrons ? Des questions en veux tu en voilà, jusqu’à ce que les officiels coupent le ruban, coupent le cordon ombilical de leur connerie. Du bleu, du blanc, même ceux qui le traitaient de sale peau rouge, car ils n'avaient pas compris qu'il venait d'Inde, le saluaient avec respect à présent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lors de la construction du centre d'épilation. Entre les pages de la notice de montage traduite en plusieurs langues avec les drapeaux respectifs de chacun, il y avait la liste complète des composants. Une note à l’attention du franchisé spécifiait que toutes pièces manquantes serait déduite des salaires de ce même franchisé. Shampoo s’était assuré qu’il ne manquait rien, déjà qu’il était bien endetté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Huit panneaux de Ciporex, sans en avoir l’air, bien tombé, il su le lire. Béton cellulaire… Pour ne pas s’attirer les dernières foudres des passants qui, s’ils s’apercevaient qu’un indien dans leur ville savait mieux lire qu’eux, ils en piquerait une crise de jalousie et le mettrait au défis.  Shampoo poursuivait dans sa tête, sans trop remuer les lèvres. Trois mille dalles de Gerflex, cinq mille boites de Bondex. Quatre cent litres de Patex, vingt-huit séchoir Moulinex, dix-neuf blouses de Gore-Tex, grotesques… Ces blouses étaient purement et simplement grotesques ! Des blouses en jean. Et l’inventaire continuait, continuait. Shampoo allait de gauche allait de droite, entre les planches pour voir s’il ne manquait rien. Par chance tout y était. A la surprise générale, entre les matelas bulles, les ouvriers habilles venaient de découvrir deux sbires teutons coulés en bronze. Deux colosses en costume. Klaus et Gudrun. Ils étaient assis dos à dos respectivement sur un baril de poudre au format familial. Un baril de poudre ? ! Mais ce baril n’avait pas été référencé dans la liste. Un baril en carton décoré avec un hublot d’avion, tellement qu’il y avait des gens à l’intérieur de l’avion qu’on ne voyait que leur vêtement. Lorsqu'ils avaient voulu les faire bouger, un des colosses était tombé sur un ouvrier, et l'avait tué sur le coup. Sa veuve avait  reçu une carte de vœux musicale de la part du président de la Motrex, qui n’était autre que le Kissinger, le représentant, patron, formateur, il avait toutes les casquettes celui là. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les autres ouvriers, par solidarité avec le défunt s'étaient regroupés en syndicats. Les uns, proches des travailleurs et les autres proches des patrons. Lorsqu'on leur a dit que l'on pouvait trouver d'autres personnes pour terminer le centre d'épilation, tous les travailleurs se sont regroupés dans le groupe proche des patrons. Le meneur, qui se retrouvait tout seul s'est fait virer. Des compagnies de C.R.S avait été mobilisé pour prévenir du grabuge. Assis dans leurs estafettes ils se préparaient pour la fête. Avec leur équipement, on aurait dit des danseurs de Push-Pull. Il voulait casser de l’ouvrier ça leur manquait un peu. Il fallait être compréhensif, avec tous ces chômeurs qui ne voulait pas travailler il y avait de moins en moins d’ouvriers et donc de moins en moins de manifestations, à force, même les C.R.S allaient se retrouver au chômage. Mais ils iraient manifester avant, ils sont pas cons les C.R.S... Ha si, défois c’était les jeunes des banlieues à cause de Lio et de tout son Bananana. Si les jeunes écoutaient un peu moins de Bananana ils n’irait pas casser les abri-bus en verre. Lio était responsable d’au moins soixante-sept pour-cent des destructions d’abri-bus. Sans compter les dégâts occasionnés par la sortie des autres singles. Faudrait-il pour autant les faire en cristal ? Je parle des abri-bus, bien entendu très cher. Non je ne le pense pas… Hum, un claquement de langue, ma glotte vibre, j’arrive assez bien à imiter la tronçonneuse lorsque je fais de la politique. Non, nous devrions les faire en pâte à tarte avec des toits en pain d’épice et plein de car en sac ça les rendrait moins triste. Les C.R.S attendaient un peu avant de partir. Les ouvriers voulaient faire fondre les deux colosses en bronze pour remplacer la cloche de l'église. La municipalité avait trouvé l’idée intéressante, un peu tiré par les cheveux et peut-être par superstition, avait fait passer l'histoire aux oubliettes. La cloche de l'église sonnait toujours aussi faux. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-2850582776014827844?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/2850582776014827844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/2850582776014827844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/2850582776014827844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull3.html' title='PUSH-PULL#3'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-4302890124914514583</id><published>2009-05-22T08:38:00.001-07:00</published><updated>2009-05-22T08:38:53.894-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL#2</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Toute cette petite famille vivait dans le pavillon que leur défunte mère leur avait laissé en héritage. Un pavillon sur trois étages dans les faubourgs de la ville, des volets verts pales, une terrasse en béton la ceinturait. C’est par là qu’on accédait au jardin, tout au fond la soue des cochons. La chambre de Frank était au dernier étage sous les toits. Le couple dormait au rez-de-chaussée à côté de la chambre de la défunte. Elle était morte en même temps que les usines. Bien après que leur père soit mort. C'était le syndrome super connu. Celui qui dit que lorsqu'un bourreau vous a fait trimer plus de quarante ans dans les pires conditions, vous regrettez quand même quand il crève. Sous prétexte de traditions et de fiertés familiales qui vous on conduit à aimer porter les croix. Des croix ruisselantes de nostalgies, puant le folklore de la lutte ouvrière, des croix gardées bien au chaud entre vos mains pleines de crevasses et votre poumon artificiel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur un air de valse musette chantait un titi à l’accent de Paris,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suis comme un de ces rôtis d’ dindonneau &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;que l’on trouve sous vide au Casino. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Etouffé dans ma bulle de Cellophane. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Serré comme dans un bus au… Frigo&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je sens la chair de mes congénères &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;broyés entre les dents serviles d’une machine. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’on soit kasher ou bien de Chine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De la chaîne, on n’en sort pas vainqueur. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Allongés dans nos barquettes &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;des bris d’os cassés dans la tête&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;la peau mélangée aux entrailles &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;on termine tous en… ripaille&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;sur la table de cet homme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;dans sa panse déjà bien trop remplie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qui panse plus qu’il ne pense&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Et se plaint du rôti pas cuit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;qu’ sa femme a préparé à l’arrache&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;parce que ce type elle l’aime plus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;mais pour se faire pardonner, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elle lui fourre dans… la gueule &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Shanti Kapoor le maraîcher venait d'arriver des Indes que tout le monde l'appelait déjà Shampoo. Il avait fuit son pays à cause de la misère qu'il y régnait disait-il. Il était venu trouver une autre misère à des milliers de kilomètres de là, une misère un peu plus riche qu'à certains endroits du globe, il faut l'avouer, mais une misère quand même. C’est un de ces matins de mai, il était parti à Bombay voir de la famille. Sa femme gardait la maison. Aidée par les gamins elle était quand même allé au puits chercher de l’eau avec des jerrycan en plastique jaune. Quand Shanti est rentré de la ville sa femme et les gamins étaient  morts à cause d’émanations de gaz d’une usine d’engrais. Dans la rue les gens tombaient, flitoxés comme des mouches. Les types de l’usine leur avait dit qu’avec des mouchoirs trempés dans l’eau on pouvait respirer. Mais pourquoi on pouvait pas respirer de l’air comme tous les humains, on est pas des poissons, c’est Shampoo qui leur avait dit çà. Et si c’était arrivé aux poissons, qu’est-ce qu’ils auraient dit les gens de l’usine. Trempez vos mouchoirs pleins d’eau dans l’air et respirez avec. A peine les auraient-il remis dans l’eau que l’air se serait trempé. Trempé dans l’eau sale et salée. On ne comprenait pas trop ce que Shampoo disait, il était indien avant tout. Shampoo travaillait à l’usine et l’usine a fermé. Après une catastrophe comme celle là, c’est normal. Il n’avait plus de femme, plus d’enfants, plus de travail et il n'avait pas encore reçu ses papiers. Il était arrivé depuis au moins trois mois avec un conteneur sur le dos, c’était à se demander comment un homme aussi maigre que lui pouvait avoir autant de force. Il vendait bien, c'était le plus riche de la ville. En ce temps là c'était facile d'être le plus riche car personne n'avait de travail. A part les flics. Ce qu'il y avait de surprenant c'est qu'il avait toutes sortes de fruits et de légumes. Tout le monde se demandait comment il faisait pour avoir un étalage pareil, des ananas, du raisin italien en plein décembre, des songes aquatiques. Mais les gens ne lui achetaient que des pommes, des oranges, quelques bananes pour les plus téméraires. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les gens d'ici étaient plutôt méfiants. Prévoyants aussi, depuis ces dernières années de restriction. A vrai dire, en y réfléchissant à deux fois, les gens avaient toujours été prévoyant dans cette région. Chacun avait son petit lopin de patate et de carotte, et Shampoo le savait bien, c'est bien pour ça qu'il ne vendait ni de patates ni de carottes. Il n’y avait plus de savon non plus. J'allais oublier de le dire, les grands de ce monde avait fait main basse sur les stocks pour se laver de tout soupçons. Eux qui en plus voulait laver les autres pour qu’ils soient encore plus propre qu’eux, quelle humilité. Shampoo était le seul à revendre du savon pas trop cher. De gros blocs de savon pour laver le linge, les gens, la vaisselle, pour tout laver. Pas trop cher, car la mercière du coin, Mme Régine vendait du savon elle aussi. Des petits savons fantaisies trop parfumés qui desséchaient la peau. Elle en voulait à Shampoo de lui avoir pris sa clientèle. Les seuls à venir encore chez elle étaient les derniers irréductibles cow-boy qui n'aimaient pas les indiens, préférant puer la cocotte et avoir les mains râpeuses. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le secret de l'étalage de Shampoo c'était son cousin. Il était employé comme docker pour une société d'import-export de denrées périssables à des centaines de kilomètres d'ici. Son cousin réussissait de temps à autres à détourner des caisses de marchandise. Il en faisait profiter ses poches et ses proches. La Quatre L débarquait au point de rendez-vous fixé au préalable avec Shampoo. Il l’attendait bien sagement sur le terrain vague. S’asseyait sur les talons de ses pieds nus chaussés de savates deux-doigts, on aurait dit un oiseau. Le dos voûté, il passait sa tête sous son aile avec la grâce d’une déesse du Ramayana, placardée derrière son comptoir. A la place de la trompe de la déesse, Shampoo gardait son sourire sous ses moustaches, il n’avait pas une tête d’éléphant et ses cheveux noirs s’agitaient avec le vent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La plupart du temps, une fois que Shampoo avait bien épaté la galerie avec son étalage, tous ses beaux fruits finissaient à la poubelle. Le savon ça rapportait plus. Mais ça ne s’invente pas, un étalage de savon c’est moins beau qu’un étalage de fruits.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est en allant jeter ses fruits que Shampoo fit la connaissance de Frank. Elvis lui n'aimait pas tellement les étrangers. Il avait prévenu Frank sur le fait que les étrangers venaient souvent prendre nos femmes et manger notre pain. Frank l'avait laissé dire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frank avait décidé, par ennui à force de ne rien foutre, à force de regarder au loin dans le reflet de la glace, au delà des condensations répétitives de l’hiver, de s'occuper des cochons. Il avait mis son pyjama au sale, épousseté le fauteuil de velours vert. De la fine poudre de peau morte s’envolait dans le rayon de lumière qui perçait par la fenêtre. Une multitude d’arcs de cercle blancs translucides recouvrait le carrelage, Frank adorait se ronger les ongles, jusqu’à la peau. Frank adorait se curer le nez, jusqu’au sang. Les accoudoirs du fauteuil étaient plus striées que la peau des esclaves ayant subi le châtiment du fouet. Ces croûtes ensanglantées sorties de ses cavités nasales se retrouvaient aussi sur la tapisserie de sa chambre près de son lit. Leur père à tous les deux se curait le nez aussi à cause du charbon. Des crottes noires huileuses de goudron, aromatisées au Scaferlati. Il s’était étiré longuement en faisant craquer ses vertèbres une par une. Le tracteur était dans la remise, en tôle. Un tracteur bleu avec des roues jaunes, la benne assortie. Des toiles d’araignées tendues entre les pièces huileuses du moteur où quelques mouches à beurre séchaient, un nid de guêpe dans les alvéoles du radiateur. Frank pensa que c’était bien dommage que ce ne fut pas des abeilles, le radiateur aurait pu faire un excellent support pour les rayons. Des rayons de miel tous frais rapportés du marché. Quand ils étaient petit leur grand-mère qui vivait encore leur en amenait chaque dimanche. Du miel en rayon et des biscuits dégueulasses. Et cette vieille embaumait l’eau de toilette. Une eau de toilette dans un bidon rose, rose cochon, rose jambon en forme de rose, nacré. Et les gâteaux secs qu’ils devaient manger devant elle pour lui faire plaisir avait le goût de cette eau de toilette, ça et la fumée des cloppes que la vieille partageait avec sa fille, leur mère. Des goûters à rallonge, des chocolats chauds à la cloppe avec des gâteaux secs au parfum, des années durant au bon plaisir de la mamie, sacrée vieille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frank faisait la tournée des poubelles et gardait celle de Shampoo pour la fin. Comme le tracteur se conduisait tout seul, Frank avait tout le temps de lire son bouquin de diplomatie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Afin de ne plus penser qu’ils mourraient de faim, les gens bouffaient des cailloux, en soupe, en ragoût, en papillotes, des tas de recettes pour s’alourdir la panse. Pour la soupe, il fallait une poignée de gravier ou deux grosses pierres ça suffisait. De l’eau, on laissait bien bouillir pour le goût, il ne restait plus qu’à servir, une noix de beurre si on avait. Pendant ce temps, les cochons eux étaient nourris au litchi, au corossol et à la mangue verte. Des cochons exotiques au milieu de ce décor de fin du monde. Quelques mois passèrent. Grâce au miracle de la télépathie ; et puis peut-être à cause de cette proximité génétique, les cochons et les humains s’entendaient à merveille. Heureux du régime que leur offrait leur bienfaiteur les cochons s'était mis d'accord avec ce même bienfaiteur, pour descendre au marché à bestiaux qui s'ouvrirait bientôt à Le Village à la Campagne sur Mer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Car ici c'était la ville, une ville petite certes mais il y a avait tout ce qu'on voulait, hormis la campagne et la mer. On voulait surtout le charme du bout du monde et les gens qui habitaient ici s'en contentaient. On trouvait tout ce qu'il fallait. Mais comme il ne fallait pas grand' chose pour vivre, on était vite satisfait. On voulait ce qu'on trouvait et c'était pile poil ce qu'il nous fallait.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-4302890124914514583?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/4302890124914514583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/4302890124914514583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/4302890124914514583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull2.html' title='PUSH-PULL#2'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-914690990007779118</id><published>2009-05-22T08:27:00.000-07:00</published><updated>2009-05-22T08:28:34.488-07:00</updated><title type='text'>PUSH-PULL # 1</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Push-pull : en électronique, circuit amplificateur à deux tubes ou deux transistors, l’un amplifiant les alternances positives, l’autre les alternances négatives du signal. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tout a commencé il y a de cela quelques années. Lorsque les mines se sont arrêtées, que les usines ont eu des jambes, que ces monstres d'acier se sont enfuis entraînant dans leur sillage des hordes de laissés pour compte. Certains sont allés plus au nord, et d'autres plus au sud. A cette époque, Elvis finissait son école de police. Clarisse sa femme venait d'avoir Michaël un beau bébé de trois kilos. Il n’y avait pas eu de complications. Le bébé ne sentait rien de spécial, Clarisse s’imaginait qu’il sentirait le chat. Oui, les petits chats qui étaient arrivés dans son placard. Pas tout seul bien entendu, c’est leur mère qui avait mis bas là dedans. Elle prenait bien soin de sa cicatrice, elle la tamponnait matin et soir avec des cotons et de la teinture d’iode. D’après elle, les médecins l’avait recousue comme il faut. Elvis n’aimait pas quand elle racontait ses petits détails de charcuteries intimes, mais il se gardait bien de lui dire. Il se contentait d’une suite de ha bon, de mmmh mmmh et il finissait toujours par l’embrasser sur le front. D’abord, il se levait de la chaise. La chaise près de la fenêtre. De l’hôpital, on voyait un morceau de stade grillagé, où les gamins du coins venait jouer au foot, sous les coups du ballon le grillage chuintait comme un bâton de pluie. Elvis à chaque fois restait là une fraction de seconde à se demander comment ils faisaient pour accéder au terrain. Sorti de sa rêverie par le couinement de la chaise, soulagée de ne plus avoir à porter ses quatre vingt douze kilos, Elvis levait sa main droite en direction de sa femme assise dans le lit. Elle semblait l’attendre depuis longtemps, d’un même mouvement il écartait la mèche de cheveux brun retombant sur sa  joue gauche, avec le pouce il lui caressait doucement les lèvres, puis il l’embrassait. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Défois avec la langue, mais en ce moment Clarisse avait mauvaise haleine. Une odeur de sinus infecté, d’œuf pourri remontait le long de sa gorge ce qui n’enlevait rien à sa petite beauté. Clarisse était normale, des yeux marrons, ni trop grand ni trop petit, un visage avec de petites taches blanches comme si elle avait bronzé avec un chinois. Un grand front avec l’implantation du cheveux assez en retrait. Une petite bouche. Un nez avec une fossette sur le bout. Une peau blanche, transparente sur les jambes et dans le cou, pour voir ses veines. Durant sa grossesse, Elvis ne lui avait pas trop fait l’amour, non pas qu’il ne voulait pas, non, c’était même conseillé d’après le gynéco. Mais Clarisse voulait se préserver. A l’école, un des camarades d’Elvis qui avait déjà trois gamins lui avait dit que pareil, sa femme quand elle était enceinte la première fois elle voulait plus se laisser approcher. Elvis s’était consolé avec sa main. Il s’imaginait qu’il le faisait avec une vieille connaissance qui lui avait laissé un souvenir impérissable. Lors d’un faux mouvement, la belle lui avait entaillé le méat avec ses ongles longs. Il n’était pas allé à l’hôpital et bien sûr ça s’était infecté. Elvis en avait parlé à son frère Frank. Et ce con de Frank était allé en parler à leur père. Leur père l’avait emmené à l’hôpital, sans lésiner sur les brimades. Ton méat coule ? Ton méat coule ? Ton méat coule pas, ha ! Ha ! Ha ! En y repensant Elvis riait tout seul, debout dans le bac à douche, les muscles détendus, regardant sa semence ramper et disparaître par la grille, comme le Blob. Frank, le frère jumeau d'Elvis était au chômage et n'en foutait pas une. Dans son pantalon de pyjama tâché d’huile de suppositoire il se vautrait toute la journée sur le fauteuil en velours vert du salon. Il lisait les mémoires diplomatiques d'un secrétaire d'état américain des années soixante-dix. Le secrétaire d'état avait eu un prix Nobel de la paix après avoir déclenché des tas de guerres partout dans le monde. Tous les innocents qu'il avait fait tuer avait dû se retourner et se reretournaient encore dans leur tombe.  Depuis, dans sa grande maison sur la côte ouest, il ruminait, défaisant, refaisant, dans sa tête, le parcours de fil d’or des broderies de ses charentaises. Il les redessinait contre ses incisives en s’aidant de sa langue. Un écusson avec ses initiales, HK, entourées d’arabesques folles. Lors de ces moments de concentration intense il réussissait à oublier tout le mal qu’il avait fait subir aux autres. Ce petit labyrinthe il le connaissait par cœur. Celui de gauche, celui de droite, c’était les mêmes de toutes façons. Il connaissait leurs pièges, tous leurs pièges. Il n’était pas devenu secrétaire d’état pour rien. Le Realpolitik c’était lui, le pragmatisme dans les pantoufles. Pour se divertir, il n’était jamais à cours d’imagination. Il avait eu sa période canulars téléphoniques, il téléphonait à des livreurs de pizza en donnant une fausse adresse, les livreurs avait repéré son numéro et ne décrochaient plus. Il s’était rabattu sur les petites annonces débiles qu’il faisait paraître dans les journaux locaux, sous un nom d’emprunt: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;casseur de rêve à la retraite, échange prix Nobel de la paix contre billet d’entrée pour le paradis, discrétion assurée prendre contact avec le journal&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;. En y repensant, il se marrait bien. Les avants bras posés sur les genoux, en regardant ses pieds, il étouffait son rire dans le gras de son cou. Après un petit moment de délire comme celui-ci, il enlevait ses lunettes à montures épaisse qu’il posait délicatement sur le bureau. Il se séchait les yeux avec le coin d’une des manches de sa robe de chambre, se levait, allait vers la grande baie vitrée pour regarder la plage et la mer. Le soleil brillait à merveille. Des mouettes accrochées au ciel comme des mobiles tanguaient au dessus de leurs congénères sur le sable. Des coureurs passaient de temps en temps, sans se douter que dans cette belle baraque vivait un des hommes les plus important du vingtième siècle. Et puis même si ils le savaient qu’est-ce que ça aurait changé. Ouais si, peut-être ils auraient boycotter la plage exprès pour faire chier le secrétaire d’état qui aurait attendu ses deux coureurs pour faire s’envoler les mouettes. Le vieux ne sortait jamais de chez lui  pour faire s’envoler les mouettes, il avait bien trop peur des coureurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-914690990007779118?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/914690990007779118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/914690990007779118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/914690990007779118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/push-pull-1.html' title='PUSH-PULL # 1'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6931791902913871052.post-4621070953769016610</id><published>2009-05-22T08:24:00.000-07:00</published><updated>2009-05-22T08:27:29.763-07:00</updated><title type='text'>Nouveau blog, garanti sans dessin !</title><content type='html'>Je placerai ici des écrits et rien d'autre, des bouts de texte, des débuts d'histoires, tout ça...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6931791902913871052-4621070953769016610?l=push-pulletautrenouvelles.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/feeds/4621070953769016610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/nouveau-blog-garanti-sans-dessin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/4621070953769016610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6931791902913871052/posts/default/4621070953769016610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://push-pulletautrenouvelles.blogspot.com/2009/05/nouveau-blog-garanti-sans-dessin.html' title='Nouveau blog, garanti sans dessin !'/><author><name>stephane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07740268109558532716</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
